Retour sur ma balade au SUPPLY CHAIN EVENT 2017

Quel est l’intérêt d’un salon professionnel ?  Retour sur ma balade au SUPPLY CHAIN EVENT 2017

Christophe Canevet

Pourquoi visiter un salon professionnel ? Rencontrer des gens, chercher des contacts ou des opportunités business, observer et dénicher le produit « qui nous va » ou « qui va nous aller » ? On n’y cherche pas la nouveauté pour la nouveauté, même si parfois on fait « whao » devant certains stands. Car au final, si cette innovation, on n’y croit pas, on passe son chemin, jusqu’au stand suivant.

Ha oui ! Alors au fait, c’est quoi une innovation ?

C’est celle qui nous inspire, celle qui fait « tilt » dans nos têtes car nous savons déjà quoi en faire. En fait une innovation, c’est une idée qui a trouvé son marché. On commence à la voir partout et on finit même par dire, « ben ! ce n’est pas nouveau ». Et bien si, car ce qui est nouveau c’est qu’elle a trouvé ses débouchés. Sinon on parle juste d’une idée.

Et ça peut prendre du temps de trouver son marché ; on a des idées dont on parle depuis longtemps, qu’on oublie et puis qui réapparaissent. C’est une question de tempo, de timing.

Alors quelles sont les idées qui m’ont inspiré ? Quelles sont mes innovations ?

  • La robotisation c’est possible à petite échelle. N’est pas Amazon qui veut. Et pourtant en matière de robotisation il est désormais possible d’y croire. Quelques bandes au sol, quelques armoires de picking bien pensées, 4 à 5 petits robots et le tour est joué. Selon les situations l’amortissement peut être rapide. Exemple.
  • L’IOT et le Big Data : Après le big, le best, nous en arrivons au « smart data », la donnée qu’il nous faut. Nous pouvons tirer profit de petites bases de données si elles sont bien pensées, avec des informations collectées par des IOT bien placés comme capteurs.
  • Dans la même veine il y a l’Intelligence Artificielle que je découvre à deux vitesses : il y a celle qui nécessite beaucoup de données et qui a la faveur des GAFA, forcement. Et il y a celle qui se base sur l’élaboration de scénarios (exit la donnée) comme par exemple, la voiture autonome. On peut donc faire de l’IA avec peu de données.
  • Les modèles plug and play des versions TMS et WMS grand modèle. Désormais de nombreuses versions standards et simplifiées, des ogres du TMS, WMS, CRM fleurissent. Plus besoin d’investir des centaines de milliers d’euros pour être à la pointe ou de s’engager sur du long terme pour avoir des tarifs attractifs. Exemple 1 et 2
  • La prévision des ventes par le collaboratif : une obsession ? Le DDMRP se démocratise et la France est à la pointe. Le management par silos évolue au profit du management collaboratif. Toutes les composantes de l’entreprise et tous les partenaires sont sources d’informations et donc facteurs de fiabilité.

Aujourd’hui même les plus petits entrepôts peuvent s’équiper comme les plus grands. La taille et la volumétrie ne sont plus des critères discriminants. Ils s’estompent. Les processus, les profils de produits, les rythmes de production sont l’apanage de toutes les logistiques et il est désormais possible de s’équiper comme les grands…

Vous pouvez faire de votre entrepôt une usine 4.0.

En même temps n’oublions pas que ce ne sont que des outils. L’enjeu de toutes ces innovations restera avant tout humain et pour moi le « comment j’en tiens compte » est resté invisible.

J’ai trouvé que le facteur humain de la logistique manquait cruellement sur ce salon.

 

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